Opération d'un kyste ovarien

 

L’objectif de l’opération du kyste ovarien

L’opération du kyste ovarien est nommée la kystectomie ou l’ablation chirurgicale du kyste ovarien. Son principal objectif est d’éliminer les kystes existants et de prévenir contre le développement futur d’autres kystes. Comme dit précédemment, les kystes ovariens sont anodins et ne présentent aucun danger, car ils disparaissent au fil des mois. Comme ils ne présentent aucun caractère de gravité, les kystes ont seulement besoin d’une surveillance médicale si les symptômes persistent. Si toutefois les kystes ovariens se développent au fil du temps, le praticien va devoir procéder à la kystectomie ovarienne. Ce dernier doit être mené à titre préventif et diagnostique. L’intervention chirurgicale va stopper l’évolution des kystes et va permettre au praticien d’approfondir leur analyse. En cas de kyste suspect, le médecin peut préconiser des examens et des diagnostics supplémentaires. Ces derniers peuvent s’agir : d’échographie, de radiographie ou même de dosage de marqueur tumoraux. Effectivement, certains kystes peuvent se développer rapidement et se transformer en un cancer.

 

Quand pratiquer la kystectomie ?

L’ablation chirurgicale du kyste ovarien est recommandée par un praticien pour diverses raisons. Ces dernières dépendent de la nature du kyste et de son évolution, ainsi que de sa composition.

 

                Les kystes organiques et les kystes fonctionnels

            Les kystes fonctionnels et les kystes organiques sont les plus courants, peu importe l’âge et le    mode de vie de la femme. Les kystes fonctionnels, qui sont généralement bénins, sont liés à la production hormonale des ovaires. Ils disparaissent après 3 à 4 cycles menstruels. Si toutefois     ils persistent au-delà de 4 mois, le gynécologue pourra recommander la kystectomie ovarienne.

 

            Les kystes organiques de leur côté, sont dus au dysfonctionnement de la production du tissu ovarien. Ils sont plus persistants que les kystes fonctionnels. Ils ne disparaissent pas d’une manière naturelle. Le gynécologue va procéder à plusieurs examens avant de recommander l’ablation chirurgicale du kyste ovarien. Cette dernière va éviter les complications et les éventuelles tumeurs.   

 

                La kystectomie ovarienne chez les jeunes femmes

            Ici, on définit les jeunes femmes comme celles qui sont encore en âge de procréer. La kystectomie peut très bien être pratiquée avec ce type de patiente, avec le traitement conservateur. Dans ce cas, le kyste ovarien sera supprimé, mais le tissu ovarien sera conservée. Ainsi, ce dernier pourra toujours assurer le fonctionnement de l’ovaire et l’intervention n’aura aucun impact sur la fertilité de la femme.

 

                La kystectomie ovarienne chez les femmes d’âge mûr

            Chez les femmes d’âge mûr ou ménopausée, l’ablation chirurgicale du kyste ovarien est employé pour retirer les poches remplies de liquide. Dans l’opération chirurgicale, le chirurgien peut retirer à la fois le kyste et le tissu ovarien. Il peut également effectuer une   ablation de la trompe de Fallope. L’intervention s’appelle la salpingo-ovariectomie. Il se peut que la kystectomie ovarienne soit réalisée en urgence si toutefois il existe des complications, notamment les torsions de l’ovaire et les hémorragies internes.

 

Le déroulement de la kystectomie ovarienne

L'ablation du kyste ovarien ou la kystectomie se fait par la cœlioscopie. Ce type d’intervention est très particulier. Il s’effectue à ventre fermé, via une petite caméra que l’on introduit dans le nombril. Le praticien va également procéder à des incisions sur les zones qu’il va opérer pour permettre le passage des outils opératoires. Une fois l’intervention terminée, l’ovaire va se cicatriser naturellement. À titre indicatif, la ponction du kyste ovarien peut se réaliser avant la kystectomie. Ce processus peut induire la fuite du liquide contenu dans le kyste et va entraîner une inflammation.

 

Dans des rares cas, l'ablation du kyste ovarien ou la kystectomie ne peut être pratiquée. Par exemple, le kyste peut atteindre une taille trop grande ou que les médecins détectent une zone cancéreuse. Pour l’alternative, le praticien va procéder à une laparotomie. Cette dernière consiste à réaliser une ouverture dans la paroi abdominale de la patiente pour effectuer la cœlioscopie.

Les risques de la kystectomie ovarienne

Les risques liés à l'ablation du kyste ovarien ou la kystectomie sont moindres et dans certains cas, inexistants. L’intervention chirurgicale peut alors provoquer : un risque d'infection, un risque hémorragique après l'opération, un risque d'infertilité à cause de la diminution du tissu ovarien, un risque allergique provoqué par l'anesthésie, un risque de rupture du kyste, un risque de somnolences dues à l'anesthésie.

 

Les suites opératoires de la kystectomie ovarienne

Une fois que l'ablation du kyste ovarien ou la kystectomie est réalisée, la patiente peut retourner chez elle au bout d’une semaine ou moins. Le délai exact va dépendre de l’état de santé de celle qui a subi l’intervention. Quel que soit le cas, le praticien va établir un suivi médical postopératoire.